La côte belge teste un système inédit pour lutter contre l’érosion
OSTENDE — Face à l’érosion croissante du littoral, la Région flamande a lancé cette semaine un projet pilote inédit : l’installation de digues « vivantes » composées de plantes marines et de structures biodégradables. L’objectif est de renforcer naturellement les plages tout en préservant l’écosystème côtier, de plus en plus fragilisé par les tempêtes hivernales. Les premières installations ont été déployées près du port d’Ostende. Elles combinent des filets en fibres végétales, des bancs de zostères et des barrières de sable stabilisé. « L’idée est de laisser la nature travailler avec nous, pas contre nous », explique une ingénieure du service public flamand. Selon elle, ces dispositifs pourraient réduire de 20 à 30 % l’impact des vagues lors des fortes marées. Les hbitants observent le projet avec curiosité. Certains y voient une alternative bienvenue aux travaux lourds qui ont marqué les dernières années. « On a eu tellement de chantiers que ça devenait invivable », raconte un retraité du quartier Vuurtorenwijk. D’autres restent sceptiques : « Si une vraie tempête arrive, je ne suis pas sûr que des plantes suffiront », estime une commerçante du front de mer. Les associations environnementales saluent toutefois l’initiative, rappelant que la côte belge perd chaque année plusieurs mètres de plage. Elles soulignent aussi que les solutions fondées sur la nature sont déjà testées avec succès aux Pays-Bas et au Danemark. Le projet pilote durera deux ans, avec une première évaluation prévue au printemps prochain. Si les résultats sont concluants, la Région envisage de déployer ces digues naturelles sur l’ensemble du littoral.!